| Avant-propos Après une telle préface, et écrite par un tel spécialiste de la marine (et capitaine au long cours, de surcroît), je ne vois pas bien ce que je pourrais ajouter, si ce n'est remercier Jean Randier et tous ceux qui ont participé à l'aventure de /'Histoire de la marine. Car ce fut une aventure. Dès la fin de l'année 1977, toute une équipe s'était mise au travail, animée par Jean-Marc Leblon, qu'une licence de philosophie a mené, par des chemins détournés, vers le journalisme, puis la télévision. Avec un humour calme, il résumait, dans nos réunions de production, l'immensité de la tâche à accomplir. Nos précédentes séries, l'Histoire de l'aviation surtout, avaient montré, avec des interviews et des documents, un passé récent : après tout, l'aviation était née en 1903... La marine, elle, venait du fond des âges, où les documents filmés sont rares. Comment faire ? Notre travail consistait alors à lire, à ingurgiter des dizaines et des dizaines d'histoires et d'encyclopédies maritimes sous le contrôle de notre conseiller historique M. Michel Mollat du Jourdin, président de l'Académie de marine, et d'un remarquable conseiller technique, Jacques Chantriot. Ensuite, avec l'aide de nos assistantes efficaces, Dominique Deviosse et l'Américaine Sarah Mondale, nous avons recensé tous les navires « historiques » à flot, dans des musées, souvent reconstitués. C'est ainsi que le Mayflower, la Santa Maria, un drakkar furent repérés pour le tournage. Tout le printemps et l'été 1978, l'équipe, à laquelle s'était joint le réalisateur Alain Michel Blanc, parcourut le monde. De Tahiti à l'île de la Tortue, du Massachusetts au Danemark, à la Tunisie et au Portugal, nous avons tourné 25000 mètres de film, avec nos chefs opérateurs habituels : le merveilleux Jean-Claude Larrieu, Roland Bernard et — une découverte — un très bon cameraman de FR3-Tahiti, Didier Gaudermen. Pendant ce temps, notre jeune documentaliste allemande, Hermine Schick, allait fouiner dans les cinémathèques pour trouver des documents inédits et les extraits de films qui pouvaient aussi nous permettre d'évoquer le passé lointain de la marine. Encore 25000 mètres de documents filmés. Et puis nous nous sommes retrouvés avec ces cinquante kilomètres de film, dans une salle de montage, avec notre chef monteuse, Marcelle Lioret. On lui doit, notamment, le montage des « Grandes Batailles » et de toutes nos séries. Marcelle Lioret, c'est un cas. Cinquante kilomètres de film, des dizaines de boîtes amoncelées dans la salle de montage étaient pour elle une source de bonne humeur et de gaieté qui nous rassuraient. Près de cent heures de projection... dont nous devions tirer, en dix mois, sept heures de film. Les voilà, aujourd'hui, en livre. Sept émissions : • À la découverte de la mer : des origines à Christophe Colomb ; • À la découverte du monde : l'Amérique, les négriers, les flottes de l'or, les pirates, les grandes découvertes, Cook et Bougainville ; • L'aventure de la voile : du Victory aux cap-horniers ; • Le temps des paquebots : des émigrants au Normandie et au France ; • Les forteresses flottantes : les cuirassés, apogée et fin des monstres de la mer; • Menace sous la mer : les sous-marins, de la Tortue de Bushnell (1776) aux lance-missiles nucléaires ; • Les hommes de la mer : les pêcheurs, les navigateurs solitaires et les drames de la mer... J'écrivais le commentaire de la première émission, « Un jour, un homme est parti sur la mer... ». Je ne me doutais pas de ce que j'allais découvrir. Écrire une histoire, c'est un continuel étonnement. Dire qu'au fil des mois, émission après émission, je me suis passionné, c'est peu dire : c'était un étonnement, dont nous parlions, après chaque journée de montage, avec Marcelle Lioret et Jean-Marc Leblon. « C'est étrange... les choses se sont passées ainsi... » Et puis nous pensions, comme chacun, aimer la mer et les bateaux. Cette Histoire de la marine nous a fait vraiment découvrir et aimer un monde parfois brutal, parfois dramatique, toujours extraordinaire. « Un jour, un homme est parti sur la mer... » Daniel COSTELLE paru en 1979 240 pages 22.5 x 27 cm Cartonné Etat* : Tres bon état * Qualité de l'article : Neuf : Article neuf Comme neuf : Parfait état. Très bon état : Sans être comme neuf, ne comporte que des défauts minimes. Bon état : Petits défauts sur la couverture. Etat correct : Le livre doit avoir toutes ses pages ; la couverture peut être légèrement endommagée. |