| Tome 1:
Le Tocsin de la moisson est un livre qui retrace, avec une grande rigueur historique, les préliminaires de la guerre 1914-1918, tels qu'ont pu les vivre les Bretons pendant les derniers jours de la paix, en juillet 1914. Notamment les paysans, en engrangeant leurs foins dans le contexte des fêtes traditionnelles : foires, pardons et manifestations sportives. La situation se dégrade rapidement. Les premières rumeurs de guerre circulent de village en village. La menace se précise avec le rappel des permissionnaires, puis celui des réservistes. Et, soudain, le let août 1914, un samedi, le tocsin fige sur place l'armée des moissonneurs. La mobilisation générale vide les campagnes et remplit les centres de recrutement. Les soldats bretons partent, la fleur au fusil, dans les wagons des « trains de plaisir pour Berlin ». La Bretagne ignore qu'elle va sacrifier 150 000 de ses fils dans une guerre engagée entre la France et l'Allemagne. Dans le style du reportage vécu, Roger Laouénan évoque ces journées dramatiques avec sa compétence et son talent de journaliste. Il n'a pas hésité à renoncer pendant cinq ans à sa carrière de romancier et d'essayiste, pour se consacrer à des recherches minutieuses et passionnantes sur l'histoire des Bretons pendant la Grande Guerre de 1914-1918.
1994 344 pages Etat*: Bon état Tome 2 :
Après avoir évoqué dans Le Tocsin de la moisson l'activité des paysans bretons brusquement interrompue par la mobilisation générale du 2 août 1914, Roger Laouénan nous embarque maintenant avec La Moisson rouge dans les trains conduisant, à partir du 5 août, les régiments de Bretagne, de Vendée et de Normandie vers un front encore imprécis. En même temps, nous assistons au sauvetage de la moisson grâce à « une mobilisation civile » de tous les bras disponibles et nous parcourons une région anxieuse, déjà victime par manque d'informations du désastreux « bourrage de crânes ». Puis nous rejoignons, pour ne plus les quitter, les soldats de l'Ouest effectuant leurs premières marches d'approche. Nous sommes tour à tour au G.Q.G. de Joffre, auprès du général Lanrezac mais aussi dans la foulée des armées allemandes envahissant la Belgique, sans quitter pour autant les soldats bretons. Nous les voyons chanter, peiner, lutter avec acharnement avant de succomber sous les coups de l'ennemi. Une « moisson rouge » va, en effet, les coucher par milliers sur les chaumes belges, le long de la Sambre, à Maissin, à Rossignol. Fruit d'une minutieuse enquête qui a permis à l'auteur de recueillir des documents pour la plupart inédits, ce livre reconstitue avec une précision scrupuleuse, heure par heure, et régiment par régiment, les premiers combats livrés avec héroïsme par les Bretons. En tant que journaliste, Roger Laouénan ne pouvait donc qu'adopter le style du reportage pour conter cette tragique aventure qui se présente comme une suite indispensable au Tocsin de la moisson (Grand Prix des Écrivains Bretons en 1981). Après dix-sept années consacrées à d'incessantes recherches, Roger Laouénan peut-être considéré à juste titre, comme un spécialiste de l'Histoire de cette Première Guerre mondiale à laquelle la Bretagne paya, il convient de le rappeler, un tribut particulièrement lourd.
1994 430 pages Etat*: Bon état Tome 3 :
Avec Les Coquelicots de la Marne Roger laouénan nous entraîne sur les chemins poudreux, écrasés de soleil, où s'écoulent lentement les longues colonnes des soldats épuisés dans cette hallucinante retraite d'août 1914. Puis l'auteur nous fait assister à de' furieux combats d'arrêt à Guise, Sailly-Sailisel, près de Sedan. Il nous jette ensuite au coeur de l'immense mêlée de la Bataille de la Marne, du 5 au 10 septembre, avant de nous faire participer à la courte poursuite d'une armée allemande déstabilisée mais non écrasée. Sur les chaumes d'Ile de France, de Brie, de Champagne gisent, par dizaines de milliers, des soldats en pantalons rouge. Sanglants coquelicots. Cet ouvrage vivant, riche de nombreuses anecdotes, permet au lecteur de mieux cerner le vécu quotidien du combattant, breton essentiellement. Avec les deux premiers tomes, il forme une trilogie mettant en lumière les divers aspects de la guerre de mouvement, avant que les tranchées ne figent les adversaires dans un long face à face. Etudiant la Grande Guerre depuis dix-sept ans, l'auteur s'appuie sur des documents souvent inédits, ou peu connus. A travers ces pages, le lecteur découvre un drame pluriel. Le dévouement côtoie la cruauté, la désespérance voisine avec la bravoure. Les Coquelicots de la Marne complètent ainsi une investigation minutieuse et objective de la phase première de la Grande Guerre : celle qui a vu se faner les fleurs au canon des fusils. Roger Laouénan est né le 28 août 1932 à Ploulec'h (Côtes d'Armor) de parents paysans. Après cinq années de notariat, il entre comme journaliste au Télégramme de Brest et, en 1992, prend sa retraite à Lannion. Marié à Soazig Noblet, harpiste, fondatrice du groupe « Tregeriz » père de deux enfants, il a créé en 1959 les Veillées Bretonnes du Trégor, et en 1960, l'association Treger-Film. Un premier roman demeuré inédit, lui vaut, en 1959 le prix littéraire de la Côte de Granit Rose (La Nuit du pendu). Ami d'Anjela Duval, il en publie une biographie, en 1974, rééditée en 1982. Son roman Le dernier Breton lui vaut en 1978 le prix régional des Ecrivains de l'Ouest. Vers 1976, il met en chantier une étude sur la vie des Bretons durant la Grande Guerre. Elle débouche en 1980 sur un premier tome Le Tocsin de la moisson, pour lequel il obtient le Grand Prix des Ecrivains Bretons. En 1987, il publie le second tome La Moisson rouge.
1994 374 pages Etat*: Bon état Tome 4:
Roger Laouénan signe ici un nouvel épisode de la saga entreprise depuis vingt ans Les Bretons dans la Grande Guerre. Ce quatrième tome retrouve les soldats bretons, vendéens et normands où les avait laissés le précédent, Les Coquelicots de la Marne. 1914. En Champagne, en Somme, les 10e et 11e corps butent sur les premières tranchées allemandes. Très vite, dans ces secteurs, s'installe la longue et crucifiante guerre de position. Le 10e corps de Rennes est jeté dans la fournaise de la bataille d'Arras. Des villages comme Neuville-Vitasse deviennent le tombeau de milliers de nos compatriotes. Ainsi le 41e de Rennes a perdu les deux tiers de ses hommes dans cette « Course à la mer ». Fidèle à sa méthode, Roger Laouénan rend palpable le vécu du combattant de base. Avec minutie, il reconstitue les combats, heure par heure, à la lumière de documents inédits ou peu connus. Il nous entraîne ainsi du côté allemand pour un autre éclairage de la guerre, et laisse souvent la parole au soldat, qu'il soit breton ou prussien. De nombreuses pages reviennent sur le cas de François-Marie Laurent (Fransez Laorans) de Mellionnec (22), fusillé en octobre 1914 par l'état-major français. Grâce à de nouveaux éléments d'archives, l'historien rétablit la vérité au détriment de la légende qui fit de ce soldat un martyr de la langue bretonne. Roger Laouénan, né en 1932, réside à Lannion (Côtes-d'Armor). Historien spécialisé de la Grande Guerre vécue par les Bretons, ses travaux font autorité et ont reçu un vif succès médiatique et populaire.
2000 304 pages Etat*: Bon Etat Tome 5:
DE LORIENT, berceau des fusiliers marins, à-Dixmude, lieu des V combats héroïques de la brigade, Roger Laouénan mène son enquête. En historien toujours scrupuleux et méthodique, il retrace la destinée de ces marins enlisés dans les polders des Flandres à l'hiver 1914. En quelques semaines, d'une troupe hétéroclite puisée dans les ports de France, l'amiral Ronarc'h fait des soldats aguerris. Plus de 80 % sont Bretons. Ces "Demoiselles au pompon rouge", à l'uniforme si reconnaissable, donnent bientôt toute la mesure de leur ténacité sur le front de l'Yser. La bataille de Dixmude fait rage : 6000 fusiliers marins aux côtés des soldats belges et des tirailleurs sénégalais résistent à 40 000 ennemis sous un déluge de feu, d'acier et de sang. Sur le polder flamand inondé, dans un pays amphibie, Dixmude n'est qu'un petit pion sur le grand échiquier du conflit européen. Là s'écrit pourtant une des plus célèbres pages de la Grande Guerre, mais au prix de quels sacrifices ! Heure par heure, jour après jour, l'auteur fait revivre les assauts et les retraites. Il raconte mais aussi analyse les stratégies, les enjeux, l'évolution de la situation flamande dans le théâtre général de la guerre. Ses témoignages et ses sources, directes et vécues, souvent très émouvantes, sont puisées des deux côtés des belligérants, au plus près de l'effroyable vérité des combattants. Roger Laouénan signe ici le cinquième titre de la série "Les Bretons dans la Grande Guerre" aux éditions Coop Breizh (plus deux hors-série), collection de référence dans l'histoire de 1914-1918, qui connaît au fil de ses parutions depuis quinze ans une large reconnaissance de la part du public comme des spécialistes.
2004 302 pages Etat*: Bon état * Qualité de l'article : Neuf : Article neuf Comme neuf : Parfait état. Très bon état : Sans être comme neuf, ne comporte que des défauts minimes. Bon état : Petits défauts sur la couverture. Etat correct : Le livre doit avoir toutes ses pages ; la couverture peut être légèrement endommagée.
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